Comparatif des cartes sans compte

Le premier compte sans banque a vu le jour en 2014 en France et connaît depuis cette date un certain succès. Preuve que son succès est réel : la start-up qui portait le projet a été racheté par une grande banque…

Une confidentialité respectée

Avec une carte sans compte, vous n’êtes pas lié à un compte de dépôt et pouvez donc réaliser vos opérations en toute confidentialité – même si cet avantage est aujourd’hui dénoncé par les services de l’État.

Une carte prépayée est sur certains aspects plus sûre qu’une carte bancaire. Pourquoi ? Avec une carte classique, il est possible de tout savoir de vous et donc de débuter une fraude en règle. Une carte prépayée est, elle, anonyme. Même volée vous restez tranquille car le voleur n’a pas accès à votre identité.

Une carte facile à obtenir

Vous devez ouvrir un compte avant d’avoir la possibilité d’obtenir une carte de paiement. Si vous avez eu un accident – découvert, crédit non remboursé, fichage à la banque de France -, il est fort à parier que vous ne pourrez pas obtenir ce type de carte.

Avec une carte sans compte, il n’en est rien. Vous pouvez obtenir votre carte en déposant une petite somme – 20 euros pour le compte Nickel par exemple. Pas besoin de vous rendre dans une banque : un buraliste ou certaines enseignes de commerce vous offrent la possibilité d’obtenir cette carte très simplement. Il est cependant important de garder en tête la différenciation entre :

  • Carte de paiement : à débit immédiat ou en débit différé – sauf autorisation de la banque, vous ne pouvez pas aller en dessous du seuil 0,
  • Carte de crédit : qui induit la souscription « automatique » d’un crédit à la consommation lorsque le crédit de votre carte ne vous permet plus de couvrir les montants payés avec celle-ci.

Les frais, un domaine à garder à l’œil…

On le sait, les banques demandent une cotisation annuelle pour obtenir une carte bleue VISA ou une carte bancaire Mastercard. Avec une carte de paiement rechargeable, il n’en est rien. Il vous suffit de déposer de l’argent en achetant des recharges en boutique ou pour certaines cartes en envoyant des SMS – PCS Mastercard ou Transcash – ou encore par virement depuis votre compte bancaire.

Toutefois, si la banque vous demande des frais, ce n’est pas uniquement pour s’enrichir. Elle vous propose des services que vous ne trouverez pas avec une carte sans compte. Ainsi, elle peut vous proposer un débit immédiat ou différé, un découvert…

… et à comparer

Même s’il n’existe pas à proprement parlé de cotisation annuelle, la carte prépayée n’est pas gratuite. Vous devrez régler une adhésion – autour de 20 euros pour le compte Nickel. Pour d’autres des frais sont appliqués à certaines opérations, et/ou à chaque rechargement. C’est le cas des cartes Transcash pour lesquelles il faut compter le coût de la recharge. Donc, plus vous rechargerez votre carte, plus elle vous coûtera cher.

A noter que ce type de carte peut-être économique si vous désirez faire des petits transferts comme avec la carte Veritas par exemple. Si on compare aux grands groupes spécialisés dans le transfert d’argent – Western Union entre autres – il est possible d’économiser près de 15 euros par transfert – inférieur à 300 euros.

Des limites à ne pas franchir

Avec une carte bancaire, le plafond des dépenses autorisées va dépendre de votre salaire. Vous pouvez toutefois déposer n’importe quelle somme et ce tous les jours si le cœur vous en dit.

Ce n’est pas le cas avec une carte prépayée. Ainsi, un plafond de chargement et un solde maximum sont mis en place et diffèrent selon les offres. Par exemple, avec la carte Bpaid vous ne pourrez pas déposer plus de 6000 euros par an. Le plafond est identique. La Paytop standard ne vous autorise pas à déposer plus de 1000 euros par an.

Idem pour la somme minimale autorisé sur le compte : dans le cas d’un compte bancaire vous pouvez demandé d’accéder à un découvert autorisé. Chose impossible à faire avec une carte de paiement prépayée.